DELPHINE RODRIGUE

Psychologue de formation, j’ai découvert la sculpture pendant mes études.  Après ce premier contact je n’ai jamais ou rompre le lien avec la terre. J’ai exercé mon métier de psychologue pendant 10 ans dans le secteur public tout en continuant à travailler la terre dans divers ateliers. 
En 2017 j’ai finalement choisi de me consacrer entièrement à la sculpture.
Mon travail de la terre a très vite été guidé par l’amour du volume et le plaisir à se laisser aller au geste compulsif d’ajouter la matière. Les femmes callipyges qui habitent aujourd’hui mon univers créatif, et que j’appelle les «  Bronz’ettes », sont nées de ce rapport à la terre. Les volumes sont tendus à l’extrême, permettant d’associer rondeur et légèreté́. La finition en lissé-tendu permet de souligner la pureté́ des lignes et invite à la caresse.
Dans ces corps qui défient avec humour les conventions je cherche surtout à insuffler la vie. Aussi, si les Bronz’ettes se ressemblent, chacune est unique par la personnalité́ qui l’habite et ce que son attitude exprime. Le corps est mis en scène dans sa relation au monde et à l’objet. Parfois, ce dernier est seulement suggèré à travers la posture qu’il provoque, mais il occupe une place centrale dans le processus créatif. Plusieurs de mes sculptures sont d'abord nées d'un objet et de sa possible relation avec le corps : un livre, un bonnet de bain, du vernis à ongles, un nuage etc.
Par ce processus mon travail prend vie dans la réalité́ du quotidien, au plus près de l’humain, tout en le transcendant. Les sources d'inspiration sont sans fin et chaque objet offre une infinité́ de possibles. Chaque sculpture porte donc en elle le regard que je choisis de porter sur le monde. 




Ses oeuvres

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