JACQUES BLANCHON

Sculpteur exceptionnel style des années 80, il crée toujours, c'est sa passion.
De la sculpture … rencontrée petit enfant à la colo dans des façonnages à la glaise de Villiers ; quelques années plus loin, trois mois d’immobilisation m’occupent à la création de chevaliers dans des scènes batailleuses enrichies de plumes et de lances.
Un long passage dans l’adolescence à travers la poésie, la musique, la peinture, et l’éclosion d’une conviction : mon amour pour le beau. Puis c’est le déclic dans une salle de cinéma avec un film sur l’œuvre de Jean Lurçat. Les éléments murissent : la rencontre de tailleurs de pierre, de sculpteurs, d’un charpentier de marine, l’envie de posséder leur savoir, la liberté de leur geste, la relation privilégiée avec ce qui est beau.
Le hasard m’apporte mes premières commandes. Têtes sculptées pour charpente : première exposition à Choisy le Roi en peintures et sculptures sur bois en 1976. Première cheminée Louis XII en pierre pour Madame De Condamy. Ma rencontre avec Hugues de Bretagne, architecte, et avec Messieurs Lubrano, horlogers dans le « Marais » , qui me confient la création de quatre personnages en bois pour une horloge de 4m de haut pour le Centre Mériadeck à Bordeaux.
De 1976 à 1979, je suis cloîtré dans un moulin classé de la région d’Anet pour la reconstruction de cheminées extérieures et intérieures sculptées, pour la salle de billard dont les portiques de la mezzanine sont en pierres ornementées de moulures, corbeaux, main courante et bas reliefs classiques de ma composition.
 Je fais de nombreux essais et quelques créations dont « Métamorphoses » : en pierre vitaem, qui me vaut une sélection chez Paul Ricard à l’île de Bendor (sélection des 40 meilleurs sculpteurs classiques figuratifs français).
 
J’exécute mes premiers travaux de marine : mes premières sculptures pour la goélette Hollender, un Schpounz 44/40 ; goélette qui m’amène sans eau à la rencontre du chanteur Renaud pour lequel je crée une figure de proue de l’anarchiste Ukrainien Makno, un tableau arrière et des têtes de Milan sur le balcon.
Puis ce sont les projets avec les chantiers du Havre pour les deux premiers paquebots à voiles : création et construction de deux figures de proue de 7m de long, projet ensuite abandonné.
C’est l’époque de nombreux reportages dans les médias : Thalassa, la revue « Le Bois », Trouvaille, Loisir Nautique, une émission  radio avec Liliane Bedel à Radio Montmartre.
Année 86, j’expose à Villeneuve Saint Georges, des bas reliefs animaliers classiques ainsi qu’un ensemble de pierres d’animaux en ronde basse. J’exécute à cette époque la restauration d’une demeure en région parisienne aux nombreuses sculptures champêtres en chaux aérienne. Quelques mois me seront indispensables à cette restauration : création d’un escalier sculpté aux motifs directoires où les liserons se mêlent aux faunes.
Ma rencontre avec Jean Bruel, patron des bateaux-mouches du Pont de l’Alma m’apporte un de mes plus  gros chantiers, puisque je travaille près d’un an sur la restauration de deux tritons de 2.80m de long, sans doute fabriqués à Toulon sous Louis XIV dans les ateliers de Pierre Pûget, modèle existant à Versailles dans la Fontaine de Neptune.
La rencontre, avec ces deux pièces, m’incite à ne plus résister au désir de mes propres œuvres.  Je reviens à la glaise de mes premières années, aux modèles agrandis en bois pour des bronze qui arrivent jusqu’à vous.



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