JUDITH GUION


J’aime jouer avec la matière, la couleur et le trait. La peinture fait partie de ma vie, mon grand-père était peintre à Montmartre et j’ai choisi l’huile au couteau comme une évidence. Il est vrai que je vis au pays de Cézanne…avec sa lumière et ses couleurs.
D’une seule traite, je crée … j’étale au sol mes croquis, je travaille ma palette, choisi mon format. Peu m’importe au fond qu’il s’agisse d’une abstraction ou d’une figuration pourvu que chaque toile trouve « son » caractère : toute la force de son identité au-delà de ses filiations.
La période qui m’a le plus influencée est celle des Modernes du Paris de l’entre deux guerres où la liberté de créer était forte, mon trait s’apparente souvent à l’art brut dont l’origine vient du monde hospitalier où les patients ont initié la création libre. Mon parcours professionnel en psychiatrie a certainement impacté aussi ma peinture.
C’est donc une peinture faite de joie et de force avec une intention d’imprimer le geste, de graver le rythme dans la matière toute fraiche que je travaille.
Le rythme est important, pour peindre je m’isole dans un silence absolu, le tableau se construit peu à peu, d’abord l’esquisse, puis les aplats, le tumulte des tons primaires qui s’entrechoquent avec les « cassés » pour s’accorder : la concentration est à son maximum et je ne lâche rien. Nait alors un équilibre, une construction, une harmonie.
A ce stade là, le sujet est posé, je souligne les accents, trace quelques sillons… je signe et le tableau va aller sécher lentement, souvent aux murs de mon salon…
Sonne alors le temps du partage et de la séparation, mon travail s’envole vers l’écrin d’une expo, il part faire sa vie et je retourne à l’atelier : à moi de jouer !
 


Ses oeuvres

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